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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:16

Ce soir c'est la fête de la musique, je n'ai pas envie tant l'actualité est dure.

Les tensions pour la Grèce et la pression des créanciers la BCE et le FMI.

 Comment a-t-on pu laisser Sarkosy influer pour que le parti dont il est président se nomme les Républicains?  La République liberté,  égalité fraternité a mal. Je ne parlerai plus d'eux qu'en écrivant ou disant LR. Les propos du Président de LR sont affligeants, il veut imiter le FN pour récupérer des voix. Il veut revenir sur le droit du sol (un enfant né en France de parents étrangers peut avoir la nationalité française). Il compare les migrants à une fuite d'eau !! Nous avons mal pour ces milliers de personnes qui sont mortes noyées ou qui cherchent un lieu pour fuir la guerre et vivre simplement en paix.

Petites notes réconfortantes , l'encyclique du Pape j'en ai déjà parlé, et une voix de femme qui donne de l'espoir, c'est celle de Madame Anne Hidalgo maire de Paris sur France Inter : « Je suis en colère contre l’attitude de l'Europe qui refuse de prendre sa part face aux flux de migrants. À Paris, ma position est claire : je ne veux voir personne dormir dehors, dans l'indignité totale. Nous avons le devoir d’accompagner ces femmes et ces hommes dans leur insertion durable... » .

En écrivant cet article pour le blog, il me revient une belle chanson de Leny Escudero sur les réfugiés qui date de 1982 dont je vous fais une copie du texte.

J'ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D'un pied sur l'autre mal à l'aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d'être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n'écriront pas l'histoire
Et devant eux c'est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n'ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c'est mal venu
Venir au monde t'emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J'ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d'ici
Ils ont des trous à chaque main
C'est ce qui reste du naufrage
Ils n'ont pas l'air d'être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d'amour en retrouvailles

Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J'ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre

 

 

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