C'est le Ministre de l'éducation de N. Sarkosy, M. Darcos qui a élaboré la réforme des rythmes scolaires et c'est le ministre de l’éducation de F. Hollande M. Peillon qui en a publié un décret en Janvier 2013. Cette réforme consiste à ramener à 9 demi-journées au lieu de 8 l’enseignement dans les écoles maternelles et élémentaires tout en maintenant les 24 heures d'enseignement.
Nous nous sommes toujours interrogés sur les conditions dans lesquelles une telle réforme pourrait être mise en place.
Nous nous attendions à ce que soit présenté un grand projet de refondation réelle du système scolaire pris dans son ensemble, de la maternelle au supérieur, permettant de créer une dynamique positive dans laquelle la question des rythmes ne serait qu’un élément parmi d’autres. Car, faut-il le rappeler, l’école pourrait jouer un rôle de réduction des inégalités de départ avec d’autres moyens, d’autres pédagogies, d’autres objectifs que de sélectionner les meilleurs à des fins de reproduction de la société.
La réduction concrète des journées d’enseignement demande un investissement municipal considérable : la réforme doit profiter aux enfants mais l’ensemble des acteurs éducatifs doivent s'y retrouver.
Pour décider à Valence des modifications des horaires, un questionnaire a été distribué dans les boîtes aux lettres des habitant-e-s de Valence. Aucun éluE Verts et Citoyens ne faisait pas partie du groupe de travail municipal sur la réforme des rythmes scolaires. Ce mode de concertation sans débat ni information préalable ne nous satisfaisait pas. C'est pourtant à partir de ce questionnaire que les décisions ont été prises.
Nous pensons que les conséquences du choix du mercredi aurait dû être expliqué aux familles ainsi que la capacité de concentration des enfants durant la journée. C'est en milieu d'après-midi après 15h30 que la capacité d'attention pour les apprentissages redevient soutenue.
Nous n'avons pas voté la délibération de présentation de la réforme des rythmes scolaires à Valence lors du dernier Conseil municipal de Novembre 2013, parce que nous pensons que la réflexion n'est pas assez avancée pour les enfants et les personnels .