Aux grands électeurs de la Drôme,
quelques mots à propos des sénatoriales de ce dimanche.
La présentation de candidats écologistes pour un tel scrutin peut étonner. Pourtant, l'opportunité d'y faire entendre une différence dans le concert des "grands" partis et des "poids lourds" locaux
est réelle, et c'est le sens de notre candidature, modeste mais volontaire.
Le mode de scrutin des sénatoriales est injuste et ne permet pas de refléter la diversité des sensibilités de la société française. Nombre des questions et propositions qui sont aujourd'hui
au coeur de notre société ont été de longues dates portées par les Verts : elles sont pourtant occultées une nouvelle fois dans le débat des sénatoriales, et les médias eux-mêmes réduisent nos
propositions à la portion congrue.
La hausse des prix de l'énergie frappe notre société de plein fouet ; la crise alimentaire mondiale et la bataille autour des pénuries de ressources éclatent au grand jour ; la nécessité de mieux
protéger les ressources en eau, vitale pour l'avenir, s'impose de plus en plus ; les enjeux du changement climatique imposent de nouvelles orientations... Jusqu'à la crise financière mondiale, qui
appelle des régulations justes et volontaristes, tous ces dossiers essentiels, comme bien d'autres, ont vus les Verts précurseurs et porteurs de solutions concrètes.
Les Verts veulent plus de démocratie, plus de solidarité effective, un meilleur développement local et une protection durable de l'environnement, des ressources naturelles et de la santé des
citoyens. Pour nous, les collectivités et leurs élus jouent un rôle essentiel face à ces défis. C'est pourquoi nous voulons une plus grande décentralisation des compétences... et des moyens qui
vont avec !
Car la décentralisation ne doit pas faire peser un fardeau toujours plus lourd sur les épaules des élus locaux et de leurs administrés, mais bien être une opportunité de mener une politique plus
efficace et plus créative au service des citoyens. Nous refusons la loi du plus fort, nous refusons que les privilégiés prennent toujours plus à ceux qui ont toujours moins. Pour plus d'égalité
entre les citoyens, il faut plus de solidarité entre les collectivités.
Nous proposons une vision de long terme qui permette de rompre avec les logiques qui ont généré la majeure partie des problèmes que nous connaissons aujourd'hui, au niveau local comme à un niveau
plus global.
Avec un mandat réduit de 9 ans à 6 ans, une moyenne d’âge rajeunie, plus de femmes (17,6%), et un nombre significatif de lois dont l’examen débute au Sénat, la Haute Assemblée pèse dans notre
démocratie. Aujourd’hui, l’écologie y est représentée par 5 Verts seulement (sur 331 sénateurs). Pourtant, leur assiduité dans les débats fait entendre des aspirations de plus en plus partagées :
justice sociale, précaution environnementale, lutte contre les discriminations et défense des droits de l’Homme. Le scrutin indirect ne nous favorise pas. Les Verts ne sont pas pour le Sénat tel
qu'il existe aujourd'hui, mais sa réforme n'est possible que s’il change de majorité, comme l'a montré la réforme constitutionnelle de juillet dernier. Nous défendons la perspective d'un Sénat
représentant les régions et élu à la proportionnelle.
Aujourd’hui, beaucoup de grands électeurs vivent dans leur mandat ou leur quotidien la dégradation croissante des budgets locaux, des services publics, et des milieux de vie. Nous comptons sur vous
pour exprimer, en votant pour nous comme le panachage le permet, la volonté de mettre en oeuvre des solutions d'avenir et de lutter contre la mise en compétition destructrice des territoires et des
individus.
Le Sénat a besoin d'air, votez Vert !
J.David ABEL, candidat
adjoint au maire de Romans
Vice Président de la CC du Pays
de Romans
Mireille BAHR, remplaçante
adjointe aux affaires sociales au maire de Nyons