34 réacteurs situés dans 5 régions viennent d’être déclarés touchés par un avis d’incident, émis par l’Autorité de sûreté nucléaire le 7 février dernier, intitulé « Anomalie générique concernant le système d’injection de sécurité des réacteurs de 900 MWe ». Sans la vigilance du Réseau Sortir du nucléaire ce grave manquement à la sécurité serait passé complètement inaperçu.
Du fait de l’exposition particulière de notre département, Europe Ecologie Les Verts Drôme s’étonne de ce que la préfecture et l’autorité de surveillance n’aient pas communiqué aux collectivités et aux médias locaux cette information majeure. L’autorité de sûreté écrit en effet cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le coeur du réacteur. »
Or, la perte de refroidissement du coeur du réacteur est un des deux évènements les plus redoutés – avec l’accident de criticité- et qui sont donc au centre de toutes les règles de sûreté.
Publier un avis sibyllin sur un site internet, sans aucune procédure d’information des citoyen-nes, ni même de leurs éluEs a beau être classique dans notre pays, cela reste inacceptable.
Quand en plus l’avis précise qu’« EDF envisage de mettre en place une instrumentation par ultra sons permettant de mesurer de manière plus précise les débits d’eau injectés par le RIS à haute pression. Dans un premier temps, des essais seront réalisés début 2011 sur un réacteur. » et qu’ « En fonction des résultats obtenus sur ce réacteur, cette solution sera implantée sur l’ensemble des réacteurs impactés par cette anomalie. » on frise l’irresponsabilité. Que se passera t-il si les premiers essais sont infructueux ?
Michèle RIVASI, députée européenne Europe Ecologie pointe les questions légitimes qui se posent pour les populations et leurs éluEs :