Vendredi 23 mars en tant qu'élue j'ai participé à la plate-forme régionale de développement rural Rhône-Alpes, le matin un atelier sur les relations ville-campagne, les enjeux liés au foncier agricole, à l'agriculture de proximité et péri-urbaine, à la gouvernance alimentaire. J'ai trouvé que l'accent n'a pas été suffisamment mis sur l'importance de développer, outre une agriculture de proximité, une agriculture biologique pour une alimentation non toxique (je préfère que les enfants mangent des pommes qui ont fait 50 km plutôt que des pommes du champ d'à côté qui ont reçu 27 traitements de pesticides).
Samedi 24 Mars en tant que pédiatre j'ai assisté en matinée à la réunion annuelle des pédiatres et gynécologues 26-07. La première intervention portait sur les résistances aux anti-biotiques. Dans les causes de ces résistances a été citée l'alimentation. Quand on mange de la viande (volaille, veau, boeuf, cochon), si les animaux sont traités aux antibiotiques, aux hormones, il y a un passage des anti-biotiques de l'animal à l'humain, qui peut créer des résistances par la suite. Si nous continuons à manger de la sorte nous ne pourrons bientôt plus guérir certaines maladies infectieuses, certains germes devenant déjà très résistants : escherichia-coli, salmonella. C'est bien l'agriculture productiviste (les antibiotiques font grossir les animaux donc plus de rentabilité) qui a des conséquences sur notre santé.
Les médecins doivent faire part de leurs inquiétudes à nos dirigeants pour que soit modifié notre modèle d'agriculture. Tout le monde y trouverait son compte, les agriculteurs, la terre, l'eau, l'air et les Humains.
Nous sommes en période électorale, nous devons mettre un bulletin pour les candidatEs qui ont dans le programme le développement de l' agriculture biologique, c'est urgent pour la santé des enfants (cancers, malformations..) et la santé publique (résistance aux anti-biotiques). C'est possible, cela demande des changements de pratique, d'organisation mais cela le vaut bien par rapport à des infections que l'on ne pourra bientôt plus traiter.
On nous dit on trouvera d'autres produits, pas si facile
depuis plusieurs années, malgré des recherches poussées il n'a pas été possible de fabrique denouvel anti-biotique efficace.
Vendredi 23 Mars au lycée du Valentin