Je suis allée à l'inauguration du nouveau local de la police municipale de proximité dans le quartier du Polygone.
L'expérience de Valensolles montre que la présence de policiers municipaux décentralisés est une bonne initiative.
Pendant son discours lors de l'inauguration, le maire a confirmé l'installation de caméras de vidéo-surveillance. Ce n'était pas le lieu pour un débat de fond, j'ai un peu rongémon frein. Ci-joint le communiqué de presse que nous avions adressé la semaine dernière.
LA VIDEOSURVEILLANCE A VALENCE : UN LEURRE !
A la suite de la décision du Maire de porter le nombre de caméras de vidéosurveillance de 26 à 60 ( !), Danielle Persico, candidate aux élections législatives, et Patrick Canin, son suppléant, prennent position.
Ils rappellent que des études sociologiques et les rapports, tant de la Cour des Comptes que ceux des chambres régionales des comptes, ont montré que le recours à la vidéosurveillance ne présentait aucune efficacité en matière de prévention et de lutte contre la délinquance.
Inefficace, et portant atteinte aux droits et libertés de tous les citoyens, cette mesure sera aussi très coûteuse pour les finances publiques en terme d’installation, de fonctionnement, de formation du personnel et de suivi. D’ailleurs, des pays (comme le Royaume-Uni) qui l’avaient largement utilisée s’en écartent.
Les candidats d’EELV veulent mettre l’humain au cœur de la politique de sécurité. Pour sortir du tout répressif, il faut une politique équilibrée reposant sur la médiation, la prévention, la dissuasion, la sanction et la réinsertion.
Loin de participer à la politique de sécurité publique, la vidéosurveillance constitue un leurre.
La sécurité des Valentinois-es mérite mieux que des moyens dépassés !