Par Danielle PERSICO
En tant que candidat-e, aux élections législatives quelle est votre position sur cet enjeu crucial de la lutte contre l’évasion fiscale, et en particulier celle des entreprises multinationales ?
L’impôt est au fondement de la justice sociale, parce qu’il permet la redistribution des richesses. Cette volonté de faire en sore que chacun contribue selon ses moyens à l’effort collectif est la condition de la démocratie. Cela vaut pour les citoyens sur le territoire national. Mais cela vaut aussi pour les entreprises, y compris à l’échelle globale. De ce point de vue, il est absolument incompréhensible que les firmes multinationales qui font le plus de profit soient aussi celles qui paient moins d’impôts, bénéficiant de l’inaction des gouvernements passés pour mettre en œuvre de véritables accords de coopération en matière fiscale. Sans même se pencher sur le manque à gagner financier pour les Etats, cette évasion fiscale va de pair avec l’épuisement des ressources naturelles dans les pays en développement, et la mise à mal de la stabilité démocratique de ces pays. Il est donc urgent de dresser une liste des paradis fiscaux, quitte à montrer du doigt les pays qui refuseraient de jouer le jeu. Il s’agit aussi d’enlever la licence bancaire des banques qui opèrent dans les paradis fiscaux. Il faut également donner les moyens législatifs, réglementaires et financiers aux pôles judiciaires et policiers chargés de traquer l’évasion fiscale. En tant que députée, je m’engagerai enfin à soutenir l’établissement d’un impôt plancher sur les sociétés pour les multinationales de droit français, à hauteur de 17 % de leur bénéfice brut.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog