A dix jours de la présientielle, nous étions quelques militant-es "activistes" Place Porte Neuve pour commémmorer la catastrophe de Tchernobyl et manifester notre inquiétude face au risque d'accident nucléaire proche de chez nous et proposer des solutions crédibles pour sortir du nucléaire.
photos Dominique Errante
Il y a eu Tchernobyl le 26 Avril 1986 la première catastrophe nucléaire mondiale 1 million de morts et des maladies qui évoluent encore puis le désastre de Fukushima
Ces deux catastrophes nucléaires sont venues détruire, de la façon la plus violente qui soit, le mythe de notre supposée maîtrise de la nature par la science et la technique.
La politique énergétique française est monopolisée, depuis plus de 30 ans, par le mythe du nucléaire peu cher, sûr, propre. Mais après Tchernobyl et après Fukushima, il n’est plus possible de mentir sur les dangers liés au nucléaire, ni de se cacher derrière les arguments des lobbies.
Même l’impensable est arrivé, et les plus fervents défenseurs du nucléaire civil reconnaissent que leurs convictions ont été ébranlées après la catastrophe de
Fukushima, survenue dans un pays pourtant réputé pour ses avancées technologiques.
A la question : avons nous le droit de prendre le risque de continuer sur la voie du nucléaire ? Les écologistes répondent non. Le débat n'est plus
« faut-il sortir du nucléaire ? » mais bien « comment le fait-on et à quel rythme ? ». Au cours des 20 prochaines années, nous devrons tout mettre en œuvre pour nous
passer du nucléaire en commençant par arrêter progressivement les réacteurs arrivés en fin de vie. Il va de soi qu’il faut dès aujourd’hui renoncer à toute augmentation de la capacité de
production d’électricité nucléaire en France. Mais il faut aussi renoncer aux centrales les plus dangereuses, soit du fait de leur ancienneté (Fessenheim), soit du fait de leur proximité avec des
zones trop densément peuplées et pour lesquelles la protection et l’évacuation ne seraient pas assurées en cas d’accident nucléaire. C'est le cas pour Valence et la Drôme département le plus
nucléarisé de France. Les problèmes successifs à la centrale du Tricastin nous inquiètent et le prochain accident nucléaire comporte un risque statistiquement important de se dérouler en
France.
Les produits de fission extrêmement toxiques qui pourraient s’échapper dans l’atmosphère en cas d’accident atteindraient à l’évidence des zones très éloignées du
site, et menaceraient directement les habitants. Le Plan particulier d’intervention autour des centrales ne concerne que les communes dans un périmètre de 10 kilomètres autour de
l’installation.
Arrêter les réacteurs ne signifie pas supprimer tous les emplois .
Le plan de sortie du nucléaire, s'accompagne de reconversion des emplois liés à cette industrie : surveillance et démantèlement, et plus largement la
transition énergétique, permet la création d'emplois dans l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.