Du 23 juin au 15 juillet, une consultation publique visant à « interdire » les épandages aériens a été initiée par les Ministères de l'agriculture, de la santé et de l'écologie.
Face à ce projet d'arrêté inique, l'association Agir pour l'Environnement a mobilisé son réseau au travers d'une cyber-pétition "Stop aux épandages aériens".
Sur les 17 729 courriels reçus par le ministère de l'Agriculture :
Alors qu'Agir pour l'Environnement réclamait une interdiction définitive des épandages aériens ou qu'à défaut d'interdiction, l'arrêté définisse un périmètre de sécurité de 500 mètres autour des zones traitées sans habitations ni lieux accueillant un public sensible, la synthèse issue de cette consultation est aussi simple que lapidaire. Aucune modification substantielle n'est proposée !
Une fois de plus, une consultation cosmétique a été initiée afin d'entériner une décision vraisemblablement déjà prise avant le lancement de cette consultation.
C'est un véritable déni de démocratie et une gifle à toutes celles et ceux qui estiment qu'une consultation a pour objet de recueillir l'avis des citoyens et non pas justifier une décision déjà prise. Manifestement, les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de l'Écologie prêtent une oreille très attentive à 14 « épandeurs » dont la réaction semble fort peu désintéressée !
Agir pour l'Environnement appellent les trois ministères cosignataires du futur arrêté à ne pas tenir compte de cette « synthèse » rédigée par et pour le lobby des pesticides.
Voici le texte que j'ai adressé aux trois ministres
Du 23 juin au 15 juillet, vous avez mis en ligne une consultation publique afin de recueillir l'avis des citoyens. Comme 17 682 autres personnes (soit 99,92% des avis que vou avez reçus), je me suis exprimé-e en faveur d'une interdiction stricte de l'épandage aérien de pesticides au regard de leurs effets sur la santé en particulier des enfants et leurs impacts écologiques.
La synthèse mise en ligne à l'issue de cette consultation ne tient aucunement compte de mon avis, ce que je regrette vivement. Je vous demande instamment d'entendre la protestation citoyenne qui s'est exprimée à l'occasion de cette consultation publique.
Comptant sur votre écoute, je vous prie d'agréer, Mesdames et Monsieur les Ministres, l'expression de mes salutations les plus respectueuses.
Danielle Persico pédiatre