Par Danielle PERSICO
Une étude menée aux États-Unis, a évalué, l’exposition aux pesticides organophosphorés via l’alimentation conventionnelle chez des enfants habitant en milieu urbain en incluant une période de passage à une alimentation « bio ».
Cette étude, menée de 2003 à 2004, a porté initialement sur 23 enfants âgés de 3 à 11 ans, vivant dans un environnement sans utilisation domestique de pesticides avant et pendant l’étude. Ces enfants, recrutés dans trois écoles, ont eu une alimentation conventionnelle au cours de l’année d’étude, sauf cinq jours consécutifs durant, où ils ont consommé des fruits, jus de fruits et légumes « bio », correspondant à ceux, « non-bio », consommés auparavant.
Au cours de l’année d’étude, des métabolites de pesticides organophosphorés ont été dosés sur des prélèvements d'urine.
Au bout des cinq jours de substitution des fruits et légumes conventionnels par des fruits et légumes « bio », les résultats montrent une réduction des concentrations des métabolites des
pesticides, concentrations devenues alors non détectables ou quasi non détectables.
Puis, dès que les enfants ont repris une alimentation conventionnelle, les concentrations urinaires des métabolites sont revenues à leurs niveaux des jours précédant l’introduction des aliments «
bio ».
La plupart des études publiées ont porté leur attention sur l’exposition aux pesticides des enfants vivant dans
des environnements agricoles, cette étude, a évalué l’exposition aux pesticides organophosphorés d’enfants d’une ville, Seattle, et montre que la principale source d’exposition des enfants
de cette étude à ces polluants est l’alimentation.
D'après un article du Dr Claudine Goldgewicht
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