Par Danielle PERSICO
Début décembre 2008 après l'accident dramatique et rarissime ayant provoqué la mort d'un jeune homme à Grenoble tué par un schizophrène en permission de sortie, Sarkozy en a profité pour faire un discours sécuritaire sur la psychiatrie.
Il a annoncé l'ouverture de centres de rétention de sûreté et fait croire par sous-entendus que les malades mentaux seraient à l'origine d'un grand nombre de violences et de délinquances.
Il y a les faits, il y a les chiffres lus dans Médiapart « le rapport de la Commission « Violence et santé mentale » dénombre qu’en 2005 sur 51 411 mis en examen dans des affaires pénales (crime ou délit) 212 ont bénéficié d’un non-lieu pour irresponsabilité mentale, c’est à dire 0,4 % des crimes et délits ! Mais en revanche, la prévalence des crimes violents contre les patients psychiatriques est 11,8 fois plus importante que par rapport à la population générale. La proportion des vols à leur encontre est 140 fois plus importante ».
Les manipulations des citoyens par la peur de l'autre, du malade mental considéré comme un délinquant est insupportable de la part du plus haut responsable de l'Etat. La politique guidée par les faits divers même dramatiques sans réflexion morale et éthique. est vouée à l'inefficacité et à l'empilement de décisions .
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