Le débat parlementaire va débuter le 10 Février
Le statut des établissements publics de santé va changer. Le modifications ne vont pas porter sur l'organisation et la qualité des soins mais sur une modification des statuts . Les pouvoirs publics annoncent clairement leur objectif que le directeur à la tête des établissements publics de santé devienne une sorte de « PDG » aux pouvoirs étendus, les médecins et chirurgiens pourront être embauchés sous contrats privés avec intéressement aux bénéfices. Cette logique serait celle d'un hôpital entreprise et d'une privatisation progressive, le premier pas a été franchi lors de la mise en place de la T2A (tarification à l'activité).
Le mode de financement identique entre le secteur public et privé à but lucratif ne peut pas se faire sans porter atteinte aux activités jugées non rentables. (Le secteur des cliniques privées à but lucratif exige des taux de rentabilité financière entre 15 et 20 %). Si le financement est identique, les missions et la structuration des deux secteurs privés et publics devraient être comparables ce qui n'est pas le cas.
Pour assurer la sauvegarde de l’hôpital public un collectif « sauver l’hôpital public » a été créé.
Les signataires lancent un appel aux professionnels de santé et aux usagers pour qu’ait lieu un débat public sur l’avenir de l’hôpital. Pour rejoindre le collectif : http://www.appel-sauver-hopital.fr
Les Verts appuient une telle démarche, mais ce n’est pas seulement l’hôpital qu’il faut réformer, c’est tout le système de santé qui doit changer de logique. La logique libérale de ce gouvernement prétend que la crise est purement économique et que la solution passe par la mise en oeuvre des mécanismes de marché. Pour les Verts, la crise est avant tout sanitaire, car sa cause profonde est la croissance des maladies chroniques. Sortir de cette crise suppose de passer d’une logique de soin à un logique de santé. Il faut un grand débat dans le pays. C’est l’idée d’un Grenelle de la Santé. C’est ce que les Verts et leurs parlementaires défendront à l’occasion de ce débat.