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Communiqué de presse des Verts-EE sur la situation des ROMS

Roms et « gens du voyage » : des citoyen/nes à part entière, en Europe comme en France

Les élu/es écologistes et les Roms

par Catherine HERVIEU, vice présidente de la FEVE, vice président au Grand Dijon
par Florence FEVRIER, membre de la FEVE, conseillère municipale à la Ville de Nantes
par Jean-François CARON, président de la FEVE, maire de Loos-en-Gohelle

 

Réuni/es aux journées d'été du Rassemblement des écologistes à Nantes, les élu/es Verts et écologistes s'indignent de la politique discriminatoire du Gouvernement à l'encontre des Roms et des « gens du voyage ».

 

La politique menée par le gouvernement cherche à détourner l’attention de l'opinion publique des scandales qui affectent plusieurs dirigeants du gouvernement.

Présenter les « gens du voyage », de nationalité française, et les Roms migrant/es, pour la plupart citoyen/nes européen/nes, comme des délinquants en puissance est scandaleux, eu égard aux engagements de la France au sein de l’Union européenne, devant le Conseil de l’Europe, et compte tenu de sa présence au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

Expulser ces familles, sans solution de relogement, est indigne, notamment parce que les gens du voyage ne disposent pas des aires d’accueil et de stationnement que la loi Besson prévoit, depuis dix ans, dans toutes les communes de plus de 5000 habitant/es.

Mettre à la rue des familles, roumaines ou bulgares, ne fait que déplacer et aggraver la précarité de ces Européen/nes ayant droit à la libre circulation au sein de l'Union européenne depuis janvier 2007.

Le Gouvernement persévère dans des attitudes et comportements régressifs n’ouvrant aucune perspective d’avenir pour les migrants en général et les Roms en particulier....

 

Réunie à Nantes la Fédération des élu/es Verts et écologistes (FEVE) demande :

 

·         Que les Roms ne soient pas considéré/es comme des citoyen/nes européen/nes de seconde zone : ils sont la première des minorités culturelles (entre dix et douze millions de personnes) en Europe.

·         Que les personnes françaises vivant en habitat mobile bénéficient également du strict respect de notre Constitution (dispositions actuelles, en France, concernants en particulier, les titres d’identité, le droit de vote, et le droit à circuler donc à stationner).

·         Que les déclarations du Parlement européen, en 2005, en 2006, en 2007... et en 2010, à l’occasion du second Sommet des Roms, soient votées par tous les Etats membres.

·         Que soit institué un travail politique et juridique en concertation avec les représentant/es de ces communautés.



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S
<br /> un exemple: l'intégration des Rroms en Macédoine.<br /> <br /> "Les Roms, qui repésentent environ 4,5 % des Skopiotes, connaissent une intégration différente. La plupart appartiennent au groupe Arlije, sédentaire, et à la communauté Topanlije, qui n'existe<br /> qu'à Skopje. Ils sont arrivés pour la plupart lorsque la ville était ottomane et se sont installés massivement dans le quartier Topana, où ils fabriquaient de la poudre à canon pour les Turcs.<br /> <br /> Le séisme de 1963, qui détruisit presque totalement ce quartier, occasionna la construction d'une ville nouvelle, Šuto Orizari (ou Šutka), aujourd'hui municipalité de Skopje, qui devint rapidement<br /> la capitale des Roms de Yougoslavie et permit la création de nombreux organismes de défense de la culture roma. Bien que beaucoup de Roms aient émigrés en Allemagne, surtout au cours des années<br /> 1980,ils occupent une place privilégiée dans la société macédonienne, surtout sur le plan culturel. À Skopje, considérée comme la ville la plus peuplée de Tsiganes au monde, ils sont toujours<br /> intégrés et tolérés."<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Merci pour votre réponse<br /> "Par ailleurs, je ne comprends pas ce que la "nation paneuropéenne" vient faire là. "<br /> <br /> L'auteur de l'article,Anne-Lise Dewulf (http://www.reseau-terra.eu/article951.html) utilise cette expression pour indiquer que l'expression "les Rroms " ne signifie rien (sinon sur le plan<br /> politique),car trop généraliste.<br /> <br /> Aucun Rrom n'est apatride et elle renvoie chaque pays européen et non-européen à la résolution des problèmes économiques et sociaux posés par cette minorité et à leur intégration.<br /> <br /> Dans les années 2000 en Bulgarie et en Roumanie les Rroms se sont vus attribuer une terre et une maison.Les paysans locaux ont expulsé les Rom manu militari et brûlé leurs maisons.Or personne ne<br /> stigmatise ce comportement et n'oblige les états roumain et bulgare à leur offrir une réparation compensatrice.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> "Mettre à la rue des familles, roumaines ou bulgares, ne fait que déplacer et aggraver la précarité de ces Européen/nes ayant droit à la libre circulation au sein de l'Union européenne depuis<br /> janvier 2007. "<br /> <br /> C'est inexact.<br /> <br /> L'espace Schengen, espace de libre circulation des personnes entre les États signataires de la convention entrée en vigueur le 26 mars 1995,comprend aujourd’hui vingt-deux des vingt-sept pays<br /> membres de l’Union européenne .<br /> <br /> La Bulgarie, la Roumanie et Chypre n’en sont pas membres à part entière car des contrôles aux frontières sont encore maintenus.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> @ sans illusions : Merci pour cette précision. Roumanie et Bulgrie ne sont pas à proprement parler membres de l'Espace Schengen.<br /> <br /> <br /> Il n'en demeure pas moins que, le contrôle aux frontières est plus que ténu, Roumains et Bulgares ne devant par exemple, pas obtenir de visa avant un séjour en France. Ces citoyens européens<br /> peuvent entrer en France sans formalité particulière et y rester trois mois sans avoir à justifier d'une activité. C'est après qu'ils peuvent être renvoyés, sans que cela les empêchent de revenir<br /> librement peu après.<br /> <br /> <br /> Le problème d'immense pécarité de ces populations reste donc le même et je ne sache pas que c'est en rendant plus difficile leur circulation qu'on le résoudra.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> cf.: http://www.reseau-terra.eu/article951.html<br /> <br /> extrait de la conclusion:<br /> <br /> La question de l’intégration des Communautés Rroms en Europe demeure entière de part sa complexité. Tout d’abord le terme « Rrom » est désormais utilisé uniformément pour l’ensemble de ces<br /> communautés qui finalement sont très disparates. En France, par exemple, les Rroms ne veulent pas être désignés comme tel et préfèrent le terme « tsiganes ». Ensuite, les Rroms présents depuis très<br /> longtemps sur le territoire français ont presque tous obtenu la nationalité et sont à distinguer des « nouveaux Rroms » venant principalement de Roumanie et Bulgarie, avec qui ils ne s’entendent<br /> pas. Pour les premiers, leur situation sociale et économique est bien meilleure que pour les seconds qui vivent dans la précarité et dans les bidonvilles. Pourtant ces Rroms migrants ne sont pas<br /> ceux qui vivent dans des bidonvilles en Roumanie, par exemple, mais ceux qui ont déjà quelques moyens financiers pour le voyage. Leur migration est essentiellement économique et ils reviennent sans<br /> cesse dans leur pays natal auquel ils sont extrêmement attachés. Leur situation diverge aussi de celle des Rroms kosovars qui, eux, ne peuvent revenir et ont obtenus souvent le statut de réfugiés<br /> politiques en Allemagne. Aussi, l’idée de construction d’une nation paneuropéenne apparaît illusoire et davantage le fait d’un discours politisé au niveau européen, que proche de la réalité de<br /> terrain.<br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> <br /> @ sans illusions : Il est clair que le simple terme Rom tend toujours à simplifier une réalité complexe. "Le" peuple Rom est bien plus divers que ce que le traitement politique de cette question<br /> le laisse entendre. Il n'en demeure pas moins que la situation d'extrême précarité de nombreux citoyens roumains et bulgares en migrance est une réalité, et que celle-ci n'est pas sans poser<br /> question quant à leur intégration sociale et économique.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, je ne comprends pas ce que la "nation paneuropéenne" vient faire là.<br /> <br /> <br /> <br />