Depuis quelques années on assiste à un déclin dramatique des insectes pollinisateurs en particulier des abeilles.
Or une grande partie des légumes, des fruits ont besoin de la pollinisation pour se développer.
Plusieurs raisons à ce déclin : parasites, champignons... et aussi les pesticides.
Greenpeace vient de rendre compte d'une étude qui montre la cause du déclin des abeilles, en particulier la responsabilité des pesticides.
"Les pesticides dits systémiques sont particulièrement dangereux pour les abeilles, car ils ne sont pas seulement pulvérisés sur les végétaux mais pénètrent dans toute la plante. En font partie les insecticides de la classe des néonicotinoïdes utilisés depuis le milieu des années 90 en traitement prophylactique sur les semences ou les sols ou pulvérisés directement sur les cultures. Les néonicotinoïdes sont cent fois plus toxiques que d’autres insecticides. Un seul grain de maïs enduit de 0,5 mg de clothianidine peut tuer 80 000 abeilles.
Greenpeace révèle dans ce rapport les sept pesticides tueurs d’abeilles qui devraient être interdits en priorité en Europe en raison de leur extrême toxicité pour les abeilles. Il s’agit de l’imidaclopride, du thiaméthoxame, de la clothianidine, du fipronil, du chlorpyriphos, de la cyperméthrine et la deltaméthrine.
Il faut agir : dès maintenant et sur le long terme !
D’abord, l’Union européenne doit agir immédiatement afin d’interdire durablement l’ensemble des pesticides les plus destructeurs pour les abeilles.
L’interdiction des pesticides chimiques doit devenir la norme. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture écologique n’utilise aucun insecticide chimique. L’élimination des mauvaises herbes se fait mécaniquement, la biodiversité est la norme. L’agriculture écologique utilise la diversification des cultures comme un outil pour combattre les dégâts des insectes nuisibles dans les champs.
Il est également nécessaire de mettre en œuvre des mesures de promotion de la biodiversité sur les terres agricoles et de protection et de restauration des écosystèmes pour préserver l’environnement dont les abeilles et autres pollinisateur ont besoin pour vivre. En font partie: les haies, les jachères florales et les réseaux de biotopes.
Les jardins et parcs naturels où poussent des espèces indigènes sont d’autres atouts. Il faut aussi renoncer aux pesticides chimiques dans ces espaces et favoriser une large biodiversité."
A notre échelon municipal nous essayons d'agir.
Sous l'impulsion de Michèle Rivasi dès 2008, nous sommes arrivés à ne plus utiliser de pesticides dans l'entretien des espaces verts de la ville c'est plus de 30 000 € par an d'économie, et combien d'économies secondaires de maladies et de pollution évitées
Nous travaillons avec des apiculteurs pour l'introduction d'abeilles dans certains espaces verts de
la ville. C'est une goutte d'eau mais comme l'écrit Greenpeace
"Les abeilles sont beaucoup trop précieuses pour
que les responsables politiques continuent à rester passifs face à leur déclin spectaculaire. Des mesures doivent être prises."